J'écoute : "English Suites", Bach, par Murray Perahia (offertes par JC)
Je regarde : La reproduction du "Caballero Joven" du Gréco qui trône au dessus de mon bureau.
Je lis : E. Kant, "Critique de la faculté de juger"
Je joue : au Jeu de l'amour et du hasard
Je mange : sain
Je bois : du thé et de l'eau...
Je cite : mes auteurs favoris
Je pense : à l'avenir
Je rêve : oui, je rêve sans doute...
(mis à jour mercredi 4 novembre 2009 à 21:52)

16/10/2008

16/10/08 - 22:02

Miscellanées (Proust encore...)

C'est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls mais enchaînés à un être d'un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre: notre corps. Quelque brigand que nous rencontrions sur une route, peut-être pourrons-nous arriver à le rendre sensible à son intérêt personnel sinon à notre malheur. Mais demander pitié à notre corps, c'est discourir devant une pieuvre, pour qui nos paroles ne peuvent pas avoir plus de sens que le bruit de l'eau, et avec laquelle nous serions épouvantés d'être condamnés à vivre.

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