J'écoute : Philippe Rameau, "Castor et Pollux"
Je regarde : La reproduction du "Caballero Joven" du Gréco qui trône au dessus de mon bureau.
Je lis : Chantal Jaquet, "Philosophie de l'odorat"
Je joue : au Jeu de l'amour et du hasard
Je mange : sain
Je bois : du thé et de l'eau...
Je cite : mes auteurs favoris
Je pense : à l'avenir
Je rêve : oui, je rêve sans doute...
(mis à jour vendredi 4 juin 2010 à 10:55)

21/06/2010

21/06/10 - 11:02

CHANGE



CHANGE.
Time to change, Andre. You can't go on like this. Change, change, change - I say this word to myself several times a day, every day, while buttering my morning toast, while brushing my teeth, less as a warning than a soothing chant. Far from depressing me, or shaming me, the idea that I must change completely, from top to bottom, brings me back to center. For once I don't hear that nagging self-doubt that follows every personal resolution. I won't fail this time, I can't, because it's change now or change never. The idea of stagnating, of remaining this Andre for the rest of my life, that's what I find truly depressing and shameful.

Andre Agassi, "Open, an Autobiography"
Photo de Martin Schoeller.

08/06/2010

08/06/10 - 19:13

Love Actually!



"TONIGHT I'M YOURS...
WE CAN MAKE IT HAPPEN I'M SO SURE.
I WON'T LET IT GO..."

Enrique Iglesias, "Bailamos"
(Oui, j'aime beaucoup les chansons sucrées, sentimentales et sans intérêt...comme les bonbons à la violette...)

04/06/2010

04/06/10 - 13:19

Mon Enfance



"C'étaient de ces chambres de province qui - de même qu'en certains pays des parties entières de l'air ou de la mer sont illuminées ou parfumées par des myriades de protozoaires que nous ne voyons pas - nous enchantent des mille odeurs qu'y dégagent les vertus, la sagesse, les habitudes, toute une vie secrète, invisible, surabondante et morale que l'atmosphère y tient en suspens: odeurs naturelles encore, certes, et couleurs du temps comme celles de la campagne voisine, mais déjà casanières, humaines et renfermées, gelée exquise, industrieuse et limpide de tous les fruits de l'année qui ont quitté le verger pour l'armoire; saisonnières, mais mobilières et domestiques, corrigeant le piquant de la gelée blanche par la douceur du pain chaud, oisives et ponctuelles comme une horloge de village, flâneuses et rangées, insoucieuses et prévoyantes, lingères, matinales, dévotes, heureuses d'une paix qui n'apporte qu'un sucroît d'anxiété et d'un prosaïsme qui sert de grand réservoir de poésie à celui qui les traverse sans y avoir vécu."

Marcel Proust, "Du Côté de chez Swann"
Tableau: Claude Monet, "Le Déjeuner"

04/06/10 - 11:23

L'Aurore d'une Nouvelle Vie...



"...Touch me
It's so easy to leave me
All alone with the memory
Of my days in the sun.
If you touch me,
You'll understand what Happiness is...
Look, a new day has begun."

Comédie musicale "Cats", extrait de la chanson "Memory", Andrew Lloyd Weber
Tableau: Van Gogh, "Champ labouré au soleil levant".

29/05/2010

29/05/10 - 21:13

The Most handsome Men in the World (2)



Gustavo Dudamel

28/05/2010

28/05/10 - 16:22

Miscellanées (Montaigne)



"Fay ton faict et te cognoy. Chacun de ces deux membres enveloppe généralement tout notre devoir, et semblablement enveloppe son compagnon. Qui auroit à faire son faict, verroit que sa première leçon c'est cognoistre ce qu'il est et ce qui luy est propre. Et qui se cognoist, ne prend plus l'étranger faict pour le sien; s'ayme et se cultive avant toute autre chose; refuse les occupations superflues et les pensées et propositions inutiles."
Livre I, chapitre III

"Des actions également bonnes, celle-là est plus souhaitable à faire, où il y a plus de peine."
Chapitre XIV

"La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Qui a appris à mourir, il a désappris à servir. Le savoir mourir nous afranchit de toute subjection et contrainte."
Chapitre XX

"Tout ce qui peut estre faict un autre jour, le peut estre aujourd'hui."
Chapitre XX

"Le dernier pas ne faict pas la lassitude: il la déclare. Tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive."
Chapitre XX

"Un suffisant lecteur descouvre souvant ès écrits d'autruy des perfections autres que celles que l'autheur y a mises et aperceües, et y preste des sens et des visages plus riches."
Chapitre XXIV

"Rien de noble ne se fait sans hasard."

"Le guain de nostre estude, c'est en estre devenu meilleur et plus sage."
Chapitre XXVI

"Le vray miroir de nos discours est le cours de nos vies."
Chapitre XXVI

"Le danger n'estoit pas que je fisse mal, mais que je ne fisse rien."
Chapitre XXVI

"...Si on me presse de dire pourquoy je l'aymois, je sens que cela ne se peut exprimer, qu'en respondant: "Par ce que c'estoit luy; par ce que c'estoit moy.""
Chapitre XXXVIII

"Nous estions à moitié de tout; il me semble que je lui dérobe sa part [depuis qu'il est mort]"...."J'estois desjà si fait et si accoustumé à estre deuxiesme partout, qu'il me semble n'estre plus qu'à demy..."
Chapitre XXXVIII

"Nostre bien et nostre mal ne tient qu'à nous."
Chapitre L

"La précellence rare et au dessus du commun messied à un homme d'honneur en chose frivole."
Chapitre L

"Il me semble que nous ne pouvons jamais estre assez mesprisez selon nostre mérite. La plainte et la commisération sont meslées à quelque estimation de la chose qu'on plaint; les choses dequoy on se moque, on les estime sans pris. Je ne pense point qu'il y ait tant de malheur en nous comme il y a de vanité, ni tant de malice comme de sotise: nous ne sommes pas si plein de mal comme d'inanité; nous ne sommes pas si misérables comme nous sommes vils."
Chapitre L

"Ce qu'on hait, on le prend à coeur."
Chapitre L

"Un homme de qui la paillardise sans cesse régente la teste, et qui la juge très-odieuse à la veuë divine, que dict-il à Dieu, quand il luy en parle? Il se rameine; mais soudain il rechoit. Si l'object de la divine justice et sa présence frappoient comme il dict, et chastioient son âme, pour courte qu'en fust la pénitence, la crainte mesme y rejetteroit si souvent sa pensée, qu'incontinent il se verroit maistre de ces vices qui sont habitués et acharnés en luy."
Chapitre LVI

"C'est faiblesse de céder aux maux, mais c'est folie de les nourrir."
Livre II, chapitre III

"Tous les inconvénients ne valent pas qu'on veuille mourir pour les éviter. Et puis, y ayant tant de soudains changemens aux choses humaines, il est malaisé à juger à quel point nous sommes justement au bout de nostre esperance."
Chapitre III

"Tout ce qui nous est plaisant, ne nous est pas toujours salutaire."
Chapitre XII

"On demandoit à un philosophe, qu'on surprit à mesme, ce qu'il faisait. Il répondit tout froidement: "Je plante un homme", ne rougissant non plus d'estre rencontré en cela, que si on l'eust trouvé plantant des aulx."
Chapitre XII

"La difficulté donne prix aux choses."
Chapitre XV

"Nous défendre quelque chose, c'est nous en donner l'envie [...]; nous l'abandonner tout à faict, c'est nous en engendrer mespris."
Chapitre XV

"Qui n'est homme de bien que par ce qu'on le sçaura, et par ce qu'on l'en estimera mieux après l'avoir sceü; qui ne veut bien faire qu'en condition que sa vertu vienne à la connoissance des hommes, celuy-là n'est pas homme de qui on puisse tirer beaucoup de service."
Chapitre XVI

"Toute personne d'honneur choisit de perdre plustost son honneur, que de perdre sa conscience."
Chapitre XVI

"La plus basse marche est la plus ferme. C'est le siège de la constance. Vous n'y avez besoing que de vous. Elle se fonde là et appuye toute en soy."
Chapitre XVII

"Il fait bon naistre en un siècle fort dépravé; car, par comparaison d'autruy, vous estes estimé vertueux à bon marché."
Chapitre XVII

"Quant à cette nouvelle vertu de faintise et de dissimulation qui est à cette heure si fort en crédit, je la hay capitallement; et, de tous les vices, je n'en trouve aucun qui témoigne tant de lâcheté et bassesse de coeur. C'est un'humeur couarde et servile de s'aller desguiser et cacher sous un masque, et de n'oser se faire veoir tel qu'on est."
Chapitre XVII

"N'ayant peü ce qu'ils vouloient, ils ont fait semblant de vouloir ce qu'ils pouvoient."
Chapitre XIX

"De fonder la récompense des actions vertueuses sur l'approbation d'autruy, c'est prendre un trop incertain et trouble fondement."
Livre III, chapitre II

"Qui s'obligeroit à tout dire, s'obligeroit à ne rien faire de ce qu'on est contraint de taire."
Chapitre V

"Il me plaist d'estre moins loué, pourveü que je soy mieux conneü."
Chapitre V

"L'obstination et ardeur d'opinion est la plus seüre preuve de bestise. Est-il rien certain, résolu, desdeigneux, contempatif, grave, sérieux, comme l'asne?"
Chapitre VIII

"Tout soing curieus autour des richesses sent son avarice, leur dispensation mesme, et la libéralité trop ordonnée et artificielle."
Chapitre IX

"Si l'action n'a quelque splendeur de liberté, elle n'a point de grâce ni d'honneur."
Chapitre IX

"Pour mesurer la constance, il faut nécessairement sçavoir la souffrance."
Chapitre X

"Qui establit son discours par braverie et commandement montre que la raison y est foible."
Chapitre XI

"Il ne se peut imaginer un pire visage des choses qu'où la meschanceté vient à estre légitime, et prendre, avec le congé du magistrat, le manteau de la vertu."
Chapitre XII


25/09/2009

25/09/09 - 21:53

L'Amour-propre



L'amour-propre est l'amour de soi-même, et de toutes les choses pour soi; il rend les hommes idolâtres d'eux-mêmes, et les rendrait tyrans des autres si la fortune leur en donnait les moyens; il ne se repose jamais hors de soi, et ne s'arrête dans les sujets étrangers que comme les abeilles sur les fleurs, pour en tirer ce qui lui est propre. Rien n'est si impétueux que ses désirs, rien de si caché que ses desseins, rien de si habile que ses conduites; ses souplesses ne se peuvent représenter, ses transformations passent celles des métamorphoses, et ses raffinements ceux de la chimie. On ne peut sonder la profondeur, ni percer les ténèbres de ses abîmes. Là il est à couvert des yeux les plus pénétrants; il y fait mille insensibles tours et retours. Là il est souvent invisible à lui-même, il y conçoit, il y nourrit, et il y élève, sans le savoir, un grand nombre d'affections et de haines; il en forme de si monstrueuses que, lorsqu'il les a mises au jour, il les méconnaît, ou il ne peut se résoudre à les avouer. De cette nuit qui le couvre naissent les ridicules persuasions qu'il a de lui-même; de là viennent ses erreurs, ses ignorances, ses grossièretés et ses niaiseries sur son sujet; de là vient qu'il croit que ses sentiments sont morts lorsqu'il ne sont qu'endormis, qu'il s'imagine n'avoir plus envie de courir dès qu'il se repose, et qu'il pense avoir perdu tous les goûts qu'il a rassasiés. Mais cette obscurité épaisse, qui le cache à lui-même, n'empêche pas qu'il ne voie parfaitement ce qui est hors de lui, en quoi il est semblable à nos yeux, qui découvrent tout, et sont aveugles seulement pour eux-mêmes. En effet dans ses plus grands intérêts, et dans ses plus importantes affaires, où la violence de ses souhaits appelle toute son attention, il voit, il sent, il entend, il imagine, il soupçonne, il pénètre, il devine tout; de sorte qu'on est tenté de croire que chacune de ses passions a une espèce de magie qui lui est propre. [...] Il est dans tous les états de la vie, et dans toutes les conditions; il vit partout, et il vit de tout, il vit de rien; il s'accommode des choses, et de leur privation; il passe même dans le parti des gens qui lui font la guerre, il entre dans leurs desseins; et ce qui est admirable, il se hait lui-même avec eux, il conjure sa perte, il travaille même à sa ruine. Enfin il ne se soucie que d'être, et pourvu qu'il soit, il veut bien être son ennemi. Il ne faut donc pas s'étonner s'il se joint quelquefois à la plus rude austérité, et s'il entre si hardiment en société avec elle pour se détruire, parce que, dans le même temps qu'il se ruine en un endroit, il se rétablit en un autre; quand on pense qu'il quitte son plaisir, il ne fait que le suspendre, ou le changer, et lors même qu'il est vaincu et qu'on croit en être défait, on le retrouve qui triomphe dans sa propre défaite. Voilà la peinture de l'amour-propre, dont toute la vie n'est qu'une grande et longue agitation; la mer en est une image sensible, et l'amour-propre trouve dans le flux et le reflux de ses vagues continuelles une fidèle expression de la succession turbulente de ses pensées, et de ses éternels mouvements.

La Rochefoucauld, "Maxime supprimée n°1", Maximes et pensées
Peter ter Boch, "Femme au miroir"

16/06/2009

16/06/09 - 20:06

"Vendredi Saint"




"Vendredi saint. Vers 7 heures, en rentrant de l'usine, quelques copains se sont réunis, ils se sont assis sur les bords de deux lits voisins. Certains parmi eux sont croyants, d'autres non.
Mais c'est le Vendredi saint. Un homme avait accepté la torture et la mort. Un frère. On a parlé de lui.
Un copain avait réussi à récupérer une vieille bible à Buchenwald. Il lit un extrait de l'Evangile.
L'histoire d'un homme, rien que d'un homme, la croix pour un homme, l'histoire d'un seul homme. Il peut parler, et les femmes qui l'aiment sont là. Il n'est pas déguisé, il est beau, en tout cas il a de la chair fraîche sur les os, il n'a pas de poux, il peut dire des choses nouvelles et, si on le nargue, c'est qu'on est tenté du moins de le considérer comme quelqu'un.
Une histoire. Une passion. Au loin, une croix. Faible croix, très loin. Belle histoire.
K*** est mort, lui, et on ne l'a pas reconnu.
Des copains sont morts en disant:"Les vaches, les fumiers..."
Les petits Tziganes de Buchenwald asphyxiés comme des rats.
M.-L. A*** morte, squelette, rasée.
Toutes les cendres sur la terre d'Auschwitz.
La voix du copain passe. Faible histoire, fluette, belle histoire dérisoire.
Un autre copain - il ne croit pas - parle de la liberté de cet homme. Il avait accepté, dit-il. Jeanneton aussi dans sa cellule à Fresnes avait accepté. Il nous avait dit:"J'ai l'honneur de vous annoncer que je suis condamné à mort."
Et ici peut-être aussi quelques-uns acceptent, comprennent, trouvent tout ça régulier.
Belle histoire du surhomme, ensevelie sous les tonnes de cendres d'Auschwitz. On lui avait permis d'avoir une histoire.
Il parlait d'amour, et on l'aimait. Les cheveux sur les pieds, les parfums, le disciple qu'il aimait, la face essuyée...
On ne donne pas les morts à leur mère ici, on tue la mère avec, on mange leur pain, on arrache l'or de leur bouche pour manger plus de pain, on fait du savon avec leur corps. Ou bien on met leur peau sur les abat-jour des femelles SS. Pas de traces de clous sur les abat-jour, seulement des tatouages artistiques.
"Mon Père, pourquoi m'avez-vous..."
Hurlements des enfants que l'on étouffe. Silence des cendres épandues sur une plaine."

Robert Antelme, "L'Espèce humaine", 1946/1947.
Bernard Buffet, "Passion du Christ", 1951.

29/03/2009

29/03/09 - 15:19

LA JOURNEE DE LA JUPE!

29/03/09 - 15:12

Miscellanées (Robert Musil)

"Jadis, l'on avait meilleure conscience à être une personne qu'aujourd'hui. Les hommes étaient semblables à des épis dans un champ; ils étaient probablement plus violemment secoués qu'aujourd'hui par Dieu, la grêle, l'incendie, la peste et la guerre; mais c'était dans l'ensemble, municipalement, nationalement, c'était en tant que champ, et ce qui restait de l'épi isolé de mouvements personnels était quelque chose de clairement défini dont on pouvait prendre aisément la responsabilité. De nos jours, au contraire, le centre de gravité de la responsabilité n'est plus en l'homme, mais dans les rapports des choses entre elles. N'a-t-on pas remarqué que les expériences vécues se sont détachées de l'homme? Elles sont passées sur la scène, dans les livres, dans les rapports des laboratoires et des expéditions scientifiques, dans les communautés, religieuses ou autres, qui développent certaines formes d'expérience aux dépens des autres comme dans une expérimentation sociale. Dans la mesure où les expériences vécues ne se trouvent pas, précisément, dans le travail, elles sont, tout simplement dans l'air. Qui oserait encore prétendre, aujourd'hui, que sa colère soit vraiment la sienne, quand tant de gens se mêlent de lui en parler et de s'y retrouver mieux que lui-même? Il s'est constitué un monde de qualités sans homme, d'expériences vécues sans personne pour les vivre; on en viendrait presque à penser que l'homme, dans le cas idéal, finira par ne plus diposer d'une expérience privée et que le doux fardeau de la responsabilité personnelle se dissoudra dans l'algèbre des significations possibles."

"Il hait secrètement comme la mort tout ce qui feint d'être immuable, les grands idéaux, les grandes lois, et leur petite copie pétrifiée, l'homme satisfait."

"Quand on aime, tout est amour, même la douleur et la répulsion."

"Il n'y a plus guère aujourd'hui que les criminels qui osent nuire à autrui sans recourir à la philosophie."

"Dès le début, Stendhal, Balzac et Flaubert ont su créer l'épopée qui correspondait à la vie nouvelle, mécanisée, de la société et des sentiments. Dostoïevski, Stringberg et Freud ont révélé le démonisme des profondeurs; nous autres contemporains avons le sentiment très net qu'il ne nous reste plus rien à faire."

"Les chambres à coucher communes, lorsqu'elles sont sans lumière, mettent un homme dans la situation d'un acteur qui doit jouer devant un parterre invisible le rôle avantageux, mais un peu usé tout de même, d'un héros évoquant un lion rugissant."

"On se met en amour comme on se met en colère, rien qu'en en faisant les gestes."

"La vie ordinaire est la moyenne de tous nos crimes possibles."

06/03/2009

06/03/09 - 20:00

COMMENT NE PAS AIMER LE CHOCOLAT? ET JE L'AIME BEAUCOUP ET ENCORE PLUS!

01/02/2009

01/02/09 - 15:26

L'Homme de ma vie...




"Caballero Joven" Le Greco

31/01/2009

31/01/09 - 20:58

The Most handsome Men in the World (1)



Errol Flynn

27/01/2009

27/01/09 - 22:23

Miscellanées (Walter Benjamin)

"Pour reconnaître l'âge que l'on a il faut une héroïque décision."

"L"erreur, désormais, ne doit plus être expliquée par l'égarement de la pensée, pas plus que la vérité par la droite raison."

"Si la clarté d'une conduite ne s'exprime point pas des paroles, c'est qu'elle n'est qu'apparente; en vérité, ceux qui se protègent ainsi finissent pas ne pas voir plus clair en eux-mêmes que ne le font les étrangers."

25/01/2009

25/01/09 - 15:07

Cruelle Amoureuse...

"Goldeneye"

See reflections on the water
more than darkness in the depths
see him surface in every shadow
on the wind I feel his breath

Goldeneye I found his weakness
Goldeneye he'll do what I please
Goldeneye no time for sweetness
but a bitter kiss will bring him to his knees

You'll never know how I watched you
from the shadows as a child
you'll never know how it feels to be the one
who's left behind
You'll never know the days, the nights,
the tears, the tears I've cried
but now my time has come
and time, time is not on your side

See home move through smoke and mirrors
feel his presence in the crowd
other girls they gather around him
if I had him I wouldn't let him out

Goldeneye not lace or leather
Golden chains take him to the spot
goldeneye I'll show him forever
it'll take forever to see
what I've got

You'll never know how I watched you
from the shadows as a child
you'll never know how it feels to be so close
and be denied
It's a gold and honey trap
I've got for you tonight
Revenge it's a kiss, this time I won't miss
now I've got you in my sight
With a Goldeneye, golden, goldeneye
with a goldeneye, goldeneye.

Il semblerait bien que l'âme de Madame de Merteuil ne soit pas morte, qu'elle n'ait pas disparu avec elle dans les brumes de Hollande...
Voyez cette chanson au rythme so sexy. "Tu ne sauras jamais ce que c'est que d'être celle qui est laissée pour compte..."; "Tu ne sauras jamais ce que c'est que d'être si près et d'être rejetée..."; et la vengeance de l'amoureuse déçue vient...Cruelle et douce vengeance, mais fatale: "Pas de dentelle ni de cuir...c'est un piège d'or et de miel que j'ai pour toi...La revanche est un baiser...et cette fois, je ne te raterai pas...en joue de mon oeil d'or..."

21/01/2009

21/01/09 - 22:50

Sans titre

Il s’assoit à la table comme on prend d’assaut une forteresse. Il allume une cigarette et hèle le garçon tout à la fois, fouille dans ses poches en passant sa commande : voix saccadée et vive. Il croise et décroise les jambes. De là où je suis, on dirait deux badines prêtes à cingler. Son portable sonne, il fouille a nouveau dans ses poches, regarde l’écran, ne répond pas, ferme les yeux, soupire.
Le serveur arrive, pose sur la table une grande tasse fumante. Lui, lentement, ouvre les yeux, sourit faiblement, tend un billet. Il prend la tasse dans ses deux mains, pose ses lèvres, juste un peu, dans le liquide chaud, repose la tasse et sourit, plus largement cette fois. Il regarde autour de lui. Nos yeux se croisent, un instant. Le serveur revient avec la monnaie.
Je regarde par terre devant moi. Ses grandes jambes en fuseau se décroisent une nouvelle fois. Elles forment un ballet avec celles du serveur, plus épaisses et plus sombres. Des voltes et des lignes qui se superposent. Sans jamais se croiser, ni s’unir. Le serveur s’éloigne et ses belles jambes à lui restent à jouer avec le soleil. Je lève les yeux à nouveau : il passe la main dans ses cheveux. Ses doigts disparaissent et réapparaissent sous les boucles brunes. Lentement, presque précautionneusement, sa main atteint la nuque, s’y attarde, s’y arrête. Il ferme les yeux.
Il est parfaitement immobile. Et c’est comme un éclair qui traverse la terrasse de ce bistrot vieilli. Son corps, plié suivant la chaise, ses jambes si longues et fines, son bras, levé, son absence de regard qui donne à tout son visage la sérénité d’un Raphaël, il est la Beauté même. J’en ai le souffle coupé.
Il ouvre les yeux, semble se réveiller d’un sommeil lourd. Il se lève ; plutôt, il est debout, tant il a fait ce mouvement vite ! Son allure aiguisée de couteau fend déjà les passants. Il a oublié son portable. Ça sonne. Silence. Ça sonne à nouveau. A nouveau le silence. Ça sonne encore. Encore le silence.
Une main, comme une vipère, saisit le téléphone. C’est lui. Ça sonne : il répond. Ses cils seuls ont frémi. Minces pinceaux nerveux. Il dit : « non. » Il raccroche aussitôt. Sa main s’appuie sur la table. Il ferme les yeux. Un instant, un instant seulement, ses épaules se baissent, puis se redressent. Sa silhouette de vive cravache a frappé la foule. Il a disparu.

19/01/2009

19/01/09 - 15:17

Chic!



"Aah! Je suis désolé! J'arrive en retard! Mon chauffeur a encore renversé un piéton!...
-Oh mon dieu! Est-ce qu'il va bien?
-Il est un peu secoué...Il se sent toujours ainsi quand il écrase un passant!"

18/01/2009

18/01/09 - 01:56

La beauté suprême du coeur



Quelqu'un rencontré aujourd'hui m'a conseillé d'écrire mes propres mots sur ce blog plutôt que de me "cacher" derrière des citations...J'y ai réfléchi un peu depuis et...

Avant de me lancer, je voudrais rendre un petit et discret hommage à cette journée. Vue de l'extérieur, elle aura pu paraître bien banale pour un samedi parisien: musée (collection Berardo au musée du Luxembourg, très bien!), shopping, restaurant et un dernier verre...mais je l'ai passée uniquement avec des personnes rencontrées ici, soit directement, soit par extension. Alors pour moi qui sors d'une période de repli, je l'ai vécue, cette journée, comme une espèce d'entrée dans le monde...un "retour à la vie", rien de moins!

Aussi, que ces messieurs soient remerciés!

06/01/2009

06/01/09 - 19:36

Quelques grammes de douceur dans un monde de brutes...




Bien, nous y sommes: 2009! Pour moi, j'ai bien cru que je n'y arriverais jamais! L'année dernière a été marquée par tant de petites misères que j'ai cru que mon corps et mon esprits ne trouveraient pas l'issue!
Mais j'y suis! Et bien décidé à en faire le meilleur. Je pense d'abord à mes amis, ici et ailleurs...les meilleurs parmi les meilleurs. Je pense à ma famille...Je vous souhaite une excellente nouvelle année, qu'elle vous apporte tout ce que vous désirez et que vous méritez entre tous.

21/11/2008

21/11/08 - 17:35

ABOUT TOLERANCE




"We, Devils, love fundamentalists. Their faith offers us every promise of developing into the final weapon of mass destruction."

Norman Mailer, "The Castle in the Forest"